Mon mois de Mai cinéma

Mon mois de Mai cinéma
Mai fait toujours partie des trois mois les plus chargés cinématographiquement d'une année, et Mai 2007 n'échappe pas à la règle... "Tant mieux" me direz-vous, car après quatre mois bien tristounets, voici enfin une belle flopée de films alléchants qui débarque ! En effet, on retrouvera dès le premier jour du mois sur les écrans Spider-Man, notre super-héros préféré, dans un troisième (et dernier ?) opus qui pourrait bien dépasser les précédents en qualité, s'imposant alors comme le meilleur film du genre jamais réalisé... Notons aussi les retours tant attendus du pirate Jack Sparrow ainsi que des frères italiens Taviani avec Le Mas des Alouettes...

Par ailleurs, qui dit "mois de Mai" dit "Festival de Cannes". Une fois de plus, plusieurs films d'auteurs présentés à l'occasion de la célèbre manifestation sortiront sur les écrans. C'est donc cette année au tour de David Fincher (Zodiac), Christophe Honoré (Les Chansons d'Amour) ou encore Catherine Breillat (Une vieille Maîtresse) de nous livrer leur dernier rejetton respectif. Suivrons prochainement ceux de Tarantino, Ki-Duk ou encore Kar-Wai... On à hâte !!!


Les films qui me tentent plus ou moins de mois-ci :

Le 1er :
(sûr)
Le film du mois : SPIDER-MAN 3 de Sam Raimi =>> Parce que ce troisième volet de la meilleure franchise de super héros qu'il soit est tout simplement L'EVENEMENT de 2007 !

Semaine du 2 :
(pourquoi pas ?)
STILL LIFE de Jia Ahang Khe =>> Parce que ce film asiatique bénéficie d'un très bon buzz...
LOIN D'ELLE de Sarah Polley =>> Parce que The secret Life of Words avait été pour moi l'un des plus beaux films de 2006 et que Loin d'elle réunit également Julie Christie et Sarah Polley, cette dernière passant pour la première fois derrière la caméra.
L'AMI DE LA FAMILLE de Paolo Sorrentino =>> Parce que ce film italien avait bénéficié de critiques cannoises correctes (presse mais aussi blogeurs avec les privilégiés : Clémentine et Cyril) et que j'aurais l'occasion de le voir en VO.

Semaine du 9 :
(pourquoi pas ?)
LUCKY YOU de Curtis Hanson =>> Parce que là aussi les critiques sont bonnes et que Curtis Hanson a signé In her Shoes qui m'avait bien plu...

Semaine du 16 :
(sûr)
ZODIAC de David Fincher =>> Parce que ce film est l'un des évènements de l'année. Signé par Fincher, le réalisateur des célèbres Se7en et Fight Club, il s'annonce comme étant un polar de haute volée...

Semaine du 23 :
(sûr)
PIRATES DES CARAÏBES - JUSQU'AU BOUT DU MONDE de Gore Verbinski =>> Parce que second volet inférieur au premier ou pas... Pirates des Caraïbes reste Pirates des Caraïbes, autrement dit l'un des summums du blockbuster made in USA.
(pourquoi pas ?)
APRES LUI de Gaël Morel =>> Parce que ce drame semble très profond et remarquablement interprété, notamment par Deneuve, qui incarne une mère ayant perdu son fils et se rapprochant du meilleur ami de celui-ci...
LES CHANSONS D'AMOUR de Christophe Honoré =>> Parce que bien que le précédent film d'Honoré, Dans Paris m'ait laissé vraiment perplexe, celui-ci semble prometteur, notamment de par la présence de la charismatique Ludivine Sagnier en haut de son affiche...

Semaine du 30 :
(sûr)
LE MAS DES ALOUETTES de Paolo et Vittorio Taviani =>> Parce que Padre Padrone m'avait tellement ébloui que je tiens impérativement à voir ce nouvel opus des frères italiens...


Et maintenant, c'est à vous !

Quel est votre film préféré du mois d'Avril 2007 ?
C'est Sunshine qui a donc été de loin votre film préféré de mois-ci, puisqu'il remporte pas moins de 9 voix sur 11 ! J'ai hâte de voir à mon tour le dernier film de Danny Boyle mais je crains de ne devoir attendre jusqu'à sa sortie dvd...

Merci aux 11 personnes ayant participé au sondage : Thomas, Hartigan, MonBoxOffice-2, Nobodysmith, Sara, Tony, Hollywood-World, Keating, Cinefan, Rudy et Matthias.

# Posté le dimanche 01 avril 2007 10:10

Modifié le vendredi 01 juin 2007 07:56

LA PETITE JERUSALEM

LA PETITE JERUSALEM
Vu le 31/03/07,
en dvd


(2005) de Karin Albou

Avec : Fanny Valette, Elsa Zylberstein, Bruno Todeschini...

La banlieue parisienne, un quartier de Sarcelles appelé "La Petite Jérusalem", car de nombreux juifs y ont émigré.
Laura a 18 ans. Elle est tiraillée entre son éducation religieuse et ses études de philosophie qui la passionnent et lui offrent une autre vision du monde. Alors que sa soeur Mathilde tente de redonner vie à son couple, Laura succombe à ses premières émotions amoureuses.
Cette confrontation au désir va bouleverser leurs certitudes.


*Après deux long-métrages passés tout simplement inaperçus, Karin Albou se fait enfin remarqué par le biais notamment du Festival de Cannes avec La petite Jérusalem, dressant le portrait d'une famille juive vivant dans une banlieue parisienne...
*La cinéaste s'attache plus particulièrement aux membres féminins de cette famille réunissant trois générations sous un même toit : Laura, étudiante en philosophie qui commence à remettre en cause ses croyances, Mathilde, sa soeur aînée qui n'arrive pas à satisfaire sexuellement son mari un brin machiste, et leur mère, obsédée par la droiture religieuse... La réalisatrice révèle une certaine agilité à manier la caméra et se place au plus près de ses comédiennes, octroyant à l'ensemble du film une émotion à fleur de peau... De plus, elle réussit à restituer rien que par le biais de l'image la dualité qui habite les deux jeunes soeurs, tiraillées entre désir de la chair et sobriété, pour un résultat saisissant...
*Il est donc bien dommage que ce film comporte quelques défauts... Le fait de nous plonger dans le quotidien de cette famille juive installée dans la banlieue parisienne donne parfois au spectateur la sensation lourde de visionner un documentaire sur le judaïsme et ses coutumes. Si le fait de souligner la rigueur imposée aux croyants (et surtout au croyantes) par leur religion peut être très intéressant, la cinéaste semble centrer son film plus sur ce point-là que sur le personnage de Laura et sa remise en cause pourtant si passionnante. Cette dernière laisse malheureusement place à une banale romance avec un jeune maghrébin ainsi qu'à un rythme très lent...trop lent.
*En bref : bien que Fanny Valette et Elsa Zylberstein soient très bonnes et que Karin Albou fournisse un réel effort sur le plan visuel, le film de cette dernière est globalement trop fade...

Note :
3/5

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A voir aussi sur ce blog :

Avec Bruno Todeschini : La Reine Margot.


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La réplique du film :

La mère (Sonia Tahar) :
*_Qu'est-ce que tu vas faire de ta vie si tu tombes pas amoureuse ?!?
Laura (Fanny Valette), gueulant :
*_De la philo' maman, de la philooo' !!!

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:16

Modifié le lundi 23 avril 2007 16:01

LA SIRENE DU MISSISSIPI

LA SIRENE DU MISSISSIPI
Vu le 03/04/07,
en dvd


(1969) de François Truffaut

Avec : Catherine Deneuve, Jean-Paul Belmondo, Michel Bouquet...

Répondant à l'annonce d'une agence matrimoniale, une femme usurpe la place d'une autre. Tout se complique quand le demandeur s'apercoit qu'il est amoureux de l'usurpatrice.

*En 1969, François Truffaut réalise La Sirène du Mississipi, un thriller quelque peu en marge de son style Nouvelle Vague, adapté d'un roman de Cornell Woolrich (l'auteur de "Fenêtre sur Cour" adapté par Hitchcock et de "La Mariée était en noir", également adapté par Truffaut en 1967). Malgré la présence de Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo en tête d'affiche, le film est un échec commercial...
*La raison à cela est peut-être tout simplement qu'il s'avère tout à fait décevant quand on sait que Truffaut a signé auparavant un pur chef-d'oeuvre tel que Jules et Jim. En effet, on est très loin de retrouver le style déjanté et la mise en scène virtuose qui caractérisaient ce dernier. C'est à peine si une pointe de lyrisme émane de certains discours prononcé par le personnage de Belmondo. De plus, le scénario a beau partir sur une idée alléchante et nous livrer quelques bons rebondissements, il s'essouffle vite, prenant une tournure académique - disons-le - indigne d'un cinéaste d'une telle envergure.
*Pourtant, il faut bien avouer que ce film n'est pas dénué de qualités pour autant. Les décors réunionnais sont éblouissants, la photographie léchée octroie à l'ensemble une atmosphère mystérieuse propice au suspense, tandis que Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo brillent par leur indéniable talent. Si elle s'avère d'une beauté éblouissante et au moins égale en talent aux meilleures héroïnes hitchcockiennes, lui nous livre une prestation si intense qu'il nous oblige à resté scotché à l'écran tout le long du film.
*En bref : si La Sirène du Mississipi est certes un thriller convenable et divertissant, il n'en demeure pas moins tout à fait mineur au sein de la filmographie de Truffaut...

Note :
3/5

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A voir aussi sur ce blog :

De François Truffaut : Jules et Jim, Tirez sur le Pianiste.
Avec Catherine Deneuve : Belle de Jour, Le Héros de la Famille, 8 Femmes, Palais royal !, Les Parapluies de Cherbourg, Peau d'Âne.
Avec Michel Bouquet : Comment j'ai tué mon Père, Deux Hommes dans la Ville.


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La réplique du film :

Jean-Paul Belmondo :
*_Même si tout ça doit finir mal, je suis enchanté de vous connaître madame.

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:15

Modifié le samedi 21 avril 2007 17:00

LA TÊTE DE MAMAN

LA TÊTE DE MAMAN
Vu le 01/04/07,
au cinéma Pathé Masséna (Nice), à 11h10


(2007) de Carine Tardieu

Avec : Karin Viard, Chloé Coulloud, Kad Merad...

Y'a 20 ans de ça, quelques années avant ma naissance, Maman a aimé un gars.
Y'a 20 ans de ça, ils ont été séparés et ce con-là, quand il est parti, il a emporté avec lui le sourire de ma mère.
Faut que je le retrouve, faut qu'il le lui rende. Sinon, moi, je meurs.
Lulu, 15 ans.


*Dans La Tête de maman, sympathique comédie dramatique, Carine Tardieu s'entoure d'un casting de choix...
*D'une part, après avoir réalisé deux courts traitant de l'adolescence et de la maladie, cette jeune cinéaste reprend ces thèmes dans le présent film, qui est son premier long-métrage. En effet, elle conte avec beaucoup de justesse les mésaventures de Lucile, une adolescente rebelle et mal dans sa peau qui doit supporter l'interminable dépression de sa mère et l'impuissance de son père face à cette situation, qui dure d'ailleurs depuis bien trop longtemps. Tandis qu'elle se confie régulièrement à Jane Birkin, son idole et fantasme maternel, elle décide donc de retrouver Jacques, l'ex de sa mère qui a lui au moins sû la rendre heureuse à une époque... Le fait que le spectateur suive l'histoire à travers les yeux de 'Lulu' peut lui donner l'illusion de visionner une comédie, avec ses répliques fracassantes et ses situations hilarantes (le guépard assis sur le banc entre les deux protagonistes, la baston qui tournant à la roucoulade, les scènes d'amour dévastatrices, etc...), alors que ce film s'avère finalement être bien plus morbide qu'il n'en a l'air. En effet, la maladie hante cette histoire en apparence légère, dans un premier temps sans que l'on s'en soucie puisqu'on prend le personnage de la mère pour une simple hypocondriaque, mais par la suite pour de bond... La réalisatrice fait preuve d'une certaine maîtrise artistique et s'accorde très bien avec le scénario en créant une ambiance aigre-douce sur le plan visuel, grâce à une photographie grisâtre tranchant avec des costumes colorés, ainsi qu'à une mise en scène enjouée, aux antipodes des tristes thèmes abordés...
*D'autre part, ce film bénéficie d'une très bonne distribution, portée par une Karin Viard comme toujours irrésistible et ici très convaincante en mère dépressive. Kad Merad et Pascal Elbé incarnent quant à eux les deux principaux rôles masculins : respectivement celui de l'amant et du mari. Tandis que le premier - que l'on voit de plus en plus souvent à l'affiche - est une fois de plus tout en justesse, le second nous livre une prestation étonnement touchante... Enfin, saluons la jeune Chloé Coulloud, qui nous en bouche un sacré coin avec son aisance imparable face à la caméra (elle est présente à presque tous les plans) et ses répliques hilarantes...
En bref : La Tête de maman s'apparente à un joli premier film comme on en voit des tas... En effet, dommage qu'il ne sorte pas tant que ça du lot...

Note :
2,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Avec Kad Merad : Les Choristes, Essaye-moi, Iznogoud, Je vais bien, ne t'en fais pas, Mais qui a tué Pamela Rose ?, Un Ticket pour l'Espace.
Avec Karin Viard : Delicatessen, Le Rôle de sa Vie, Tatie Danielle.


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La réplique du film :

Chloé Coulloud :
*_Ma mère, elle kiffe sa merde !

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:14

Modifié le samedi 29 décembre 2007 09:51

BLOW UP

BLOW UP
Vu en VO le 02/04/07,
en dvd


(1967) de Michelangelo Antonioni

Avec : Vanessa Redgrave, David Hemmings, Sarah Miles...

Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons...

*En 1966, internationalement reconnu pour son talent et sa modernité, le cinéaste italien Michelangelo Antonioni peut se permettre de s'expatrier à Londres le temps d'un tournage, celui de Blow up. Ce film culte - qui a été couronné d'un franc succès - nous offre une belle réflexion sur l'image et ses limites, en même temps que le portrait du Londres des années 1960...
*La capitale britannique apparaît dès la tout première scène du film comme pleine d'insouciance et de folie, une troupe de jeunes mimes maquillés et costumée nous étant montrée en train de rouler en 4X4 à travers les rues tout en gueulant à tue-tête. C'est sans parler des personnages des deux jeunes filles, brune et blonde, prêtes à tout pour se faire photographier par un artiste en vue. La blonde est incarnée par la lumineuse Jane Birkin qui a été la première comédienne à être entièrement dénudée dans un film anglais, et qui en a donc évidemment choqué plus d'un à l'époque... Enfin, notons que le groupe de rock The Yardbirds fait une apparition disons...fracassante. Bref, la jeunesse anglaise est ici dépeinte comme décomplexée, provocatrice, et bel et bien à l'aube d'une révolution (1969 approche !)...
*D'autre part, Antonioni pose un regard interrogateur sur le monde de la photo et plus généralement sur celui de l'image. Thomas, le personnage principal incarné par le ténébreux David Hemmings tente de modeler littéralement les mannequins qu'il photographie en studio pour octroyer au résultat un maximum de vie (cf : la séquence mythique avec le top Verushka, filmée avec maestria), et souhaiterait plus généralement photographier la réalité sur le vif... Il croit pouvoir dénoncer un meurtre simplement grâce à une série de clichés de l'assassin et du cadavre qu'il a pris de loin; or, plus ces soi-disant pièces à conviction sont agrandies, plus elles se troublent, jusqu'à ne devenir que des sortes de tableaux aux formes psychédéliques... Au cours du parcours initiatique qu'il effectue tout le long du film, Thomas prend ainsi conscience des limites de son art et semble se retrouver finalement seul au milieu d'un monde trop grand et complexe pour lui, éternel adolescent (comme le sous-entend le dernier plan).
*En bref : tant par son scénario complexe que par sa mise en scène virtuose ou ses longs silences terrifiants, Blow up apparaît comme une oeuvre inquiétante et tout à fait maîtrisée. Un film culte.

Note :
5/5

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A voir aussi sur ce blog :

Avec Vanessa Redgrave : Mission : impossible.
Avec David Hemmings : Gangs of New York, Gladiator.


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La réplique du film :

David Hemmings :
*_Je te croyais à Paris...
Un mannequin, en train de fumer du shit :
*_Je SUIS à Paris.

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:10

Modifié le mardi 17 avril 2007 16:47