Vu en VF le 24/03/07,
sur RTL9, à 20h40
(1987) de Stanley Kubrick
Avec : Matthew Modine, Vincent D'Onofrio, Dorian Harewood...
De jeunes recrues sont formées pour aller combattre au Viêtnam. Leur instructeur est tué par l'un d'eux qui se donne la mort. Sur le terrain, après une longue attente, des soldats sont tués au cours d'une mission par un tueur isolé qui est finalement abattu. C'est une adolescente.
*Dans Full Metal Metal qu'il aura mis pas moins de sept ans à échafauder, Stanley Kubrick dénonce la bêtise violente et généralisée des troupes américaines au cours de la Guerre de Viêtnam, et ce sous une forme à la fois irrésistible et percutante...
*Dans un premier temps se déroulant dans un camp de formation pour Marines, le cinéaste s'attache aux personnages, à leur humanité et leurs particularités, notamment à l'audacieux "Guignol" (Matthew Mowdine) ainsi qu'à "Baleine" (Vincent D'Onofrio), soldat peu dégourdi mis à l'écart par les autres et maltraité par le sergent Hartman (Lee Ermey) au point de tuer ce dernier et d'en venir au suicide. Les scènes de discours prononcés par le sergent lèvent le voile sur une conception américaine très particulière du service militaire, les soldats étant censés être formés pour devenir de véritables machines à tuer... Par un mélange d'humour potache et de noirceur cruelle, Kubrick marque les esprits dans cette première moitié du film. Du fait de la mort de "Grosse Baleine", la seconde partie est d'avantage centrée sur "Guignol", devenu journaliste de guerre et dont le tiraillement entre soif de tuer et rêve de paix est matérialisé par un "Born to kill" écrit sur son casque et un badge 'Peace & Love' (cf : affiche ci-contre). Il est apparemment le seul à être habité par cette étrange dualité car, comme le souligne le cinéaste en posant un regard plutôt global sur les Marines, les autres semblent ne pas pouvoir résister à se laisser gagner par une violence si cool (ils en viendraient presque à bénir leur arme) et devenue dorénavant un véritable mode de vie... Comme le soldat "Grosse Brute" (Adam Baldwin), ils sont nombreux à tirer sur tout ce qui bouge, jusqu'à la conclusion décadente où la section parvient enfin à abattre le sniper qui les persécutait sans relâche... et qui n'est autre qu'une tout jeune vietnamienne. L'absurdité de la violence apparaît avec plus d'évidence que jamais lors de cette scène chargée en émotion...
*Venons-en à présent à la forme cinématographique assez particulière de ce film. La mise en scène s'y avère être bien plus dépouillée que dans les autres films de Kubrick que j'ai vus, certainement pour souligner et faire éclater au grand jour une triste vérité : la guerre réduit l'homme au statut de machine... Le cinéaste use également avec habileté d'effets de style (ralentis, etc...) lors de la bouleversante scène d'assaut, et restitue avec la musique des Rolling Stones l'image cool de la guerre véhiculée chez les jeunes générations, pour finalement mieux la dénoncer...
*En bref : Full Metal Jacket, à l'instar des autres films de Kubrick que j'ai pus voir jusqu'à présent, s'avère percutant tant par son sujet que par sa forme. Bravo !
Note : 4,5/5
A voir aussi sur ce blog :
De Stanley Kubrick : Eyes wide shut, Orange mécanique.
Avec Matthew Modine : Short Cuts.
Avec Vincent D'Onofrio : Malcolm X.
La réplique du film :
*_Tu mesures combien, deuxième pompe ?
*_Chef, 1M75, chef !
*_1m75, foutral de foutre j'ai jamais vu un tas de merde aussi haut que ça !
sur RTL9, à 20h40
(1987) de Stanley Kubrick
Avec : Matthew Modine, Vincent D'Onofrio, Dorian Harewood...
De jeunes recrues sont formées pour aller combattre au Viêtnam. Leur instructeur est tué par l'un d'eux qui se donne la mort. Sur le terrain, après une longue attente, des soldats sont tués au cours d'une mission par un tueur isolé qui est finalement abattu. C'est une adolescente.
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*Dans Full Metal Metal qu'il aura mis pas moins de sept ans à échafauder, Stanley Kubrick dénonce la bêtise violente et généralisée des troupes américaines au cours de la Guerre de Viêtnam, et ce sous une forme à la fois irrésistible et percutante...
*Dans un premier temps se déroulant dans un camp de formation pour Marines, le cinéaste s'attache aux personnages, à leur humanité et leurs particularités, notamment à l'audacieux "Guignol" (Matthew Mowdine) ainsi qu'à "Baleine" (Vincent D'Onofrio), soldat peu dégourdi mis à l'écart par les autres et maltraité par le sergent Hartman (Lee Ermey) au point de tuer ce dernier et d'en venir au suicide. Les scènes de discours prononcés par le sergent lèvent le voile sur une conception américaine très particulière du service militaire, les soldats étant censés être formés pour devenir de véritables machines à tuer... Par un mélange d'humour potache et de noirceur cruelle, Kubrick marque les esprits dans cette première moitié du film. Du fait de la mort de "Grosse Baleine", la seconde partie est d'avantage centrée sur "Guignol", devenu journaliste de guerre et dont le tiraillement entre soif de tuer et rêve de paix est matérialisé par un "Born to kill" écrit sur son casque et un badge 'Peace & Love' (cf : affiche ci-contre). Il est apparemment le seul à être habité par cette étrange dualité car, comme le souligne le cinéaste en posant un regard plutôt global sur les Marines, les autres semblent ne pas pouvoir résister à se laisser gagner par une violence si cool (ils en viendraient presque à bénir leur arme) et devenue dorénavant un véritable mode de vie... Comme le soldat "Grosse Brute" (Adam Baldwin), ils sont nombreux à tirer sur tout ce qui bouge, jusqu'à la conclusion décadente où la section parvient enfin à abattre le sniper qui les persécutait sans relâche... et qui n'est autre qu'une tout jeune vietnamienne. L'absurdité de la violence apparaît avec plus d'évidence que jamais lors de cette scène chargée en émotion...
*Venons-en à présent à la forme cinématographique assez particulière de ce film. La mise en scène s'y avère être bien plus dépouillée que dans les autres films de Kubrick que j'ai vus, certainement pour souligner et faire éclater au grand jour une triste vérité : la guerre réduit l'homme au statut de machine... Le cinéaste use également avec habileté d'effets de style (ralentis, etc...) lors de la bouleversante scène d'assaut, et restitue avec la musique des Rolling Stones l'image cool de la guerre véhiculée chez les jeunes générations, pour finalement mieux la dénoncer...
*En bref : Full Metal Jacket, à l'instar des autres films de Kubrick que j'ai pus voir jusqu'à présent, s'avère percutant tant par son sujet que par sa forme. Bravo !
Note : 4,5/5
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A voir aussi sur ce blog :
De Stanley Kubrick : Eyes wide shut, Orange mécanique.
Avec Matthew Modine : Short Cuts.
Avec Vincent D'Onofrio : Malcolm X.
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La réplique du film :
*_Tu mesures combien, deuxième pompe ?
*_Chef, 1M75, chef !
*_1m75, foutral de foutre j'ai jamais vu un tas de merde aussi haut que ça !




