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THX 1138 [Director's cut]

THX 1138 [Director's cut]
Vu en VO le 28/04/07,
au cinéma Les Templiers (Montélimar), à 20h30
EN AVANT-PREMIERE NATIONALE


(1971) de George Lucas

Avec : Robert Duvall, Donald Pleasence, Pedro Colley...

Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d'assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l'amour dans une société qui l'interdit formellement. Pour THX 1138, c'est désormais la prison qui l'attend...


*Depuis le temps que je souhaitais découvrir le tout premier long-métrage de George Lucas, le créateur de Star Wars, la plus célèbre saga de tous les temps... C'est à présent chose faite, et de plus dans une version toute neuve, qui révèle enfin au public le THX 1138 que Lucas aurait voulu voir sortir sur les écrans en 1971...
*Justement, rappelons tout d'abord que cette oeuvre fut un échec commercial à l'époque. Cela s'explique certainement par le fait que Lucas n'était alors qu'un jeune homme fraîchement diplômé de l'USC (University of South California) dont la carrière de cinéaste ne se résumait qu'à quelques courts-métrages d'études, dont un certain THX 1138 4EB... C'est à l'issu d'un combat acharné pour réunir les financements nécessaires à sa réalisation que le long-métrage voit enfin le jour, en 1971. Et c'est une oeuvre foncièrement minimaliste que nous livre ici Lucas. Tournée dans des tunnels en chantier ou dans des souterrains abandonnés par quelque firme pharmaceutique, elle surprend par ses longs silences octroyant à l'ensemble une réelle tension, ainsi que par ses décors on ne peut plus vierges, seuls les personnages se dessinant parfois sur un fond blanc et d'apparence infinie... Dans sa director's cut, le cinéaste a ajouté des plans coupés au montage de 1971 par des producteurs impitoyables, mais également des séquences tournées plus récemment, comme par exemple celle de l'apparition de monstres vivants près de la surface. Leur forte ressemblance avec nos actuels singes renforce la crédibilité du futur imaginé par Lucas...
*Pour en venir à cet univers souterrain et claustrophobe en question, il est tout droit sorti de l'imagination du cinéaste, qui avait - rappelons-le - suivi des études d'anthropologie avant de faire du cinéma. Ce dernier fait ici ce qu'il appelle de la science-fiction "sociologique", autrement dit qui se base sur le présent pour imaginer un futur... L'univers que l'on voit dans le film s'oppose ainsi diamétralement à la grande époque "hippy" à laquelle il fut tourné. Tandis que cette période est caractérisée par le port de cheveux longs et de vêtements colorés, la prise de drogues illicites et l'amour libre, les personnages du film ont tous le crâne rasé, sont tout de blanc vêtus, forcés de prendre de la drogue et ne peuvent faire l'amour sous peine d'emprisonnement... De par sa totale opposition avec le contexte de sa sortie en salles, le film a dû avoir un impact tout à fait dérangeant et saisissant sur son public de l'époque... Bien que l'on n'en soit peut-être pas autant surpris de nos jours, le futur imaginé par Lucas garde quand même une généreuse part d'étrangeté et n'est pas sans produire un effet troublant sur nous autres spectateurs des années 2000... Ce sentiment est accentué par une mise en scène et un son déstabilisants qui multiplient les effets de style, comme par exemple dès la scène d'ouverture... Malgré le fait que le cinéaste se soit visiblement investi corps et âme pour ce premier long et que ce dernier comporte d'indéniables qualités artistiques ainsi que de multiples bonnes idées (l'imagination d'un confessionnal informatisé, entre autres, est à la fois géniale et terrifiante), je dois avouer que je n'ai pas su accrocher tant que ça à la pseudo histoire d'amour qui en constitue le scénario... On ne sait presque rien des principaux concernés, et on suit l'odyssée de THX 1138 en espérant ne pas s'endormir d'une minute à l'autre... J'avouerai volontiers que ce jugement n'est pas suffisamment argumenté, mais c'est comme ça...
*En bref : bien que son déroulement ne brille donc pas par son panache, THX 1138 demeure un classique de SF tout à fait remarquable d'un point de vue artistique, et que je vous conseille de (re)découvrir dans sa version director's cut, à paraître le 13 Juin prochain sur les écrans français...

Note :
3,5/5

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A voir aussi sur ce blog :

De George Lucas : Article spécial.
Avec Robert Duvall : Apocalypse now.


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La réplique du film :

*_J'ai toujours voulu être réel...

# Posté le lundi 16 avril 2007 14:23

Modifié le vendredi 03 août 2007 13:13

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